Planchers chauffants et occupation intermittente

Plusieurs retours d’expériences ont pu mettre en évidence des problèmes d’inconfort engendrés par une incompatibilité entre le type d’émetteur et les caractéristiques du bâtiment ainsi que son usage. C’est le cas par exemple des planchers chauffants situés dans des bâtiments à forte intermittence et souvent avec de forts apports thermiques internes et externes (type écoles ou salles des fêtes). Dans ce cas même une régulation de la température d’eau du circuit en fonction de la température extérieure risque de ne pas être suffisante.

En pratique : Lors d’apports thermiques internes ou externes (nombreuses personnes présentes ou rayonnements solaires) les utilisateurs peuvent effectuer une coupure manuelle du système : l’inertie thermique du plancher retarde les effets de la coupure et une surchauffe se fait sentir. Inversement au moment de l’abaissement de la température du plancher (2 à 3 heures plus tard), il se peut que les apports aient disparus. Il y aura alors un manque d’émission qui, à son tour, ne pourra être compensé que très lentement. Une régulation en fonction de l’ensoleillement associée à un plancher chauffant à faible inertie peut être une solution mais attention à la complexité des installations !

REXOL : Crèche du Sappey

Plancher chauffant et salle d’activité avec une grande surface vitrées exposée sud. Apports solaires importants.

Une autre solution plus facile à ajuster est d’utiliser le plancher chauffant en base (température permanente de 14°C par exemple) puis de compléter avec un appoint plus réactif (circuit de radiateurs, CTA,…). Nous l’avons observé sur un bâtiment tertiaire, pour les circulations, l’accueil et les salles de conférences.

  • Pour les circulations et l’accueil le plancher chauffant en base est associé à un circuit de radiateurs régulé en température en chaufferie avec une régulation terminale par des vannes thermostatiques sur chaque radiateur.
  • Les salles de conférences sont conçues sur le même principe (plancher chauffant en base à 14°C) avec un appoint réalisé par une batterie chaude raccordée sur le réseau de la CTA.

Cette solution permet de résoudre le problème d’inconfort lié au manque de réactivité d’un plancher chauffant tout en apportant un rayonnement par le sol permanent afin de maintenir un niveau de confort élevé. Elle est particulièrement adaptée pour les zones d’accueil avec de grandes surfaces vitrées et de grands volumes, les salles de classes, les crèches, etc… Selon la configuration de l’espace, un seul circuit de radiateurs est suffisant. Pour les bâtiments tertiaires, le chauffage par radiateurs est d’ailleurs souvent le meilleur compromis entre coût, confort et consommation.

Les espaces de bureaux

Pour les espaces de bureaux dans des bâtiments très bien isolés, le chauffage par soufflant peut également être une solution satisfaisante. Néanmoins le confort ne sera pas aussi homogène que celui obtenu par des émetteurs rayonnants (radiateurs).

Attention cette solution n’est pas adaptée pour les zones dites sensibles.

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