La notion de confort thermique

Tout d’abord, rappelons que la notion de confort thermique dépend de plusieurs paramètres relatifs à l’environnement dans lequel se situent les usagers :

  • la température ambiante de l’air
  • la température des parois de la pièce
  • la vitesse de l’air
  • et dans une moindre mesure l’humidité relative
    Pour l’humidité relative, qui influence la capacité de notre corps à éliminer une chaleur excédentaire, l’inconfort n’est ressenti que lorsqu’elle dépasse les 70% ce qui est rarement le cas dans un bâtiment tertiaire neuf (attention, une humidité relative inférieure à 30% peut se révéler également inconfortable, notamment dans les bâtiments à ossature bois).

Température ressentie

Parmi ces facteurs cités ci-dessus, c’est donc bien la température ressentie qui influence majoritairement notre confort thermique. Cette température ressentie par l’usager, n’est autre que la moyenne entre la température ambiante et la température de paroi. Selon l’isolation de la paroi, ou selon si l’on se trouve devant une surface vitrée ou non, il est donc possible de se trouver en situation d’inconfort avec une température ambiante prise au milieu de la pièce de 24°C et en situation de confort avec une température ambiante de 20°C.

La mesure de la température ambiante n’est donc pas suffisante pour caractériser la notion de confort ressentie par l’usager.

Vitesse de l’air

Cette relation ne s’applique que si la vitesse de l’air est inférieure à 0.2m/s. Au-delà, le mouvement de l’air abaisse la température du corps, créant ainsi une sensation de froid même si la température ambiante et celle des parois sont suffisantes.

Vitesse résiduelle de l’air

Ressenti moyen

0 m/s à 0.13m/s

Situation idéale

0.13m/s à 0.25m/s

Situation agréable avec apparition de sensations de gènes pour les personnes assises en permanence

0.25m/s à 0.33 m/s

Peu confortable, les papiers légers peuvent bouger sur le bureau…

Au-delà de 0.33 m/s

Inconfortable, situation inadaptée pour des personnes assises en situation de travail

A titre de repère, se promener à une vitesse de 1km/h correspond à une vitesse de l’air de l’ordre de 0.2m/s à 0.3m/s. On peut donc imaginer que la vitesse résiduelle dans un bâtiment soit systématiquement inférieure à cette valeur. Or de nombreuses investigations ont montrées des situations parfois différentes pour des bâtiments tertiaires entrainant des gênes. Le confort est donc également lié à la qualité de la diffusion de l’air dans la pièce (ventilation, émetteur de chaleur par soufflage,…) mais également à d’autres phénomènes moins maîtrisés comme les courants d’air associés à des phénomènes de flux convectifs pour les zones d’accueil ou de circulation par exemple.

Voir l’exemple bien concret dans un bâtiment neuf pourtant bien isolé.

Le métabolisme : un facteur incontrôlable

Enfin pour complexifier cette notion de confort thermique, rajoutons l’un des derniers facteurs qui influence notre ressenti : notre métabolisme, c’est-à-dire l’ensemble des réactions qui nous sont propres et qui permettent de répondre aux stimuli de notre environnement.

Au-delà des aspects techniques, cette notion de confort thermique est donc subjective et varie d’un individu à l’autre. En d’autres termes, il est impossible de définir une température qui convienne à tous ! Néanmoins il doit être possible de satisfaire le plus grand nombre dans un bâtiment neuf en respectant certaines règles de conception.

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